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Manque de confiance en l'avenir, pression de la hiérarchie...Quand on pousse le bouchon un peu loin

Un salarié de Renault se suicide sur son lieu de travail
 
Un salarié de l'usine Renault à Cléon, en Seine-Maritime, s'est donné la mort, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 avril, sur son lieu de travail. L'ouvrier a été retrouvé au petit matin, pendu, par l'un de ses collègues dans un bâtiment où il n'y avait plus aucune activité.
 
Agé de 35 ans et père de deux enfants, le mécanicien travaillait de nuit et avait été embauché par le constructeur automobile en 2000.
«Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos»
Extrait de la lettre du mécanicien décédé
 
Pour expliquer son geste tragique, le salarié a laissé deux lettres, l'une à destination de sa famille et l'autre à l'attention de la direction. L'ouvrier y dénonce «les pressions» et le «chantage» exercés par le groupe, indique la CGT. Pascal Le Manach, délégué syndical CGT, affirme que dans ce second courrier l'ouvrier écrit: «Merci Renault. Merci pour ces années de pression, chantage (au service de) nuit. Où le droit de grève n'existe pas. Ne pas protester sinon gare. La peur, l'incertitude de l'avenir sont de bonne guerre, paraît-il? Tu expliqueras ça à mes filles, Carlos», visant Carlos Ghosn, le PDG du groupe.
 
Le salarié, qualifié d'«excellent ouvrier», «non syndiqué», «faisait l'objet de pressions de la direction depuis qu'il avait pris activement part aux grèves contre le projet d'accord compétitivité-emploi cet hiver», a précisé Pascal Le Manach. «La direction l'avait notamment menacé de le faire redescendre en équipe (de jour), avec une perte financière très importante à la clé», a ajouté le délégué syndical. Pascal Morel, responsable syndical CGT dans l'usine, évoque une perte de salaire pouvant atteindre 700 euros par mois.
 
«Pressions exercées par la hiérarchie», selon la CGT
 
Le responsable syndical de l'usine confirme également l'existence de «pressions exercées par la hiérarchie». Renault a une part de responsabilité, ajoute Pascal Morel, dans la mesure où un «système» reposant sur le chantage et sur l'intimidation a été mis en place pour encadrer le personnel. La CGT a ainsi demandé la tenue d'un comité d'hygiène et de sécurité exceptionnel «pour montrer la responsabilité de Renault dans ce décès», explique le syndicat. Le site de Renault-Cléon, spécialisé dans la fabrication de moteurs et de boîtes de vitesses, emploie quelque 4000 salariés dans une ambiance qualifiée par la CGT de «plus en plus difficile», notamment depuis la mise en place de l'accord compétitivité-emploi.
De son côté, le constructeur confie au Monde avoir «à cœur de comprendre ce qui s'est passé. La direction est touchée et s'associe au chagrin de la famille et des salariés». Une cellule psychologique a été mise en place sur le site de Cléon.
 
Renault condamné pour des précédents
 
Le parquet de Rouen, qui a confirmé la découverte des deux lettres, a ouvert une enquête en «recherche des causes de la mort» à la suite de ce suicide survenu «sur le lieu de travail et pendant les heures de travail».
Après les suicides de trois salariés fin 2006 début 2007 sur leur lieu de travail - le Technocentre de Renault à Guyancourt, dans les Yvelines -, le constructeur avait été condamné pour «faute inexcusable». En octobre 2006, un ingénieur de 39 ans s'était donné la mort en se jetant d'une passerelle du Technocentre. Ce suicide avait été suivi d'un second en janvier 2007, puis d'un troisième le mois suivant. Dans la lettre qu'il avait laissée pour justifier son geste, le technicien décédé le 16 février 2007 expliquait qu'il ne se sent pas capable de faire ce travail, que le travail était «trop dur à supporter». La justice avait estimé que la direction n'avait pas pris les mesures nécessaires pour protéger ses collaborateurs.

2 commentaires pour Manque de confiance en l'avenir, pression de la hiérarchie...Quand on pousse le bouchon un peu loin :

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